Le rôle des Chambres de Commerce et d’Industrie dans la reprise d’entreprise

En France, les Chambres de Commerce et d’Industrie sont très actives et jouent un rôle majeur dans la reprise d’entreprise, notamment grâce à leur réseau de partenaires. Ainsi, de la réflexion à la mise en œuvre des projets, les CCI sont aux côtés des entrepreneurs pour aider à concrétiser chaque reprise. Focus sur ces organismes et leurs actions.

Qu’est-ce qu’une Chambre de Commerce et d’industrie ?

Une Chambre de Commerce et d’Industrie, créée pour la première fois à Marseille au XVIe siècle, est un organisme public placé sous la tutelle d’un Préfet. Ses principales missions consistent à conseiller, orienter, soutenir tous les porteurs de projets de création ou de reprise d’entreprise, en France comme à l’international où le réseau est implanté dans plus de 85 pays.

Autres missions des CCI

  • Représentation des entreprises auprès des pouvoirs publics
  • Information et soutien des entreprises dans leurs démarches administratives
  • Formation et développement des compétences des dirigeants, salariés et jeunes en alternance
  • Gestion des équipements d’intérêt public

Les outils des CCI pour faciliter une reprise d’entreprise

Les Chambres de Commerce et d’Industrie disposent d’un panel d’outils et de solutions pour accompagner les aspirants à la reprise d’entreprise.

1. Une riche base documentaire

Toutes les CCI, tout comme les différents portails régionaux, disposent d’une riche base documentaire qui permet aux créateurs ou aspirants à la reprise d’entreprise de :

  • disposer de données chiffrées sur les secteurs les plus porteurs dans leur région ;
  • disposer d’études par secteurs d’activité ;
  • cerner leur projet ;
  • disposer de documents téléchargeables sur lesquels ils peuvent travailler ;
  • se poser les bonnes questions.

2. Le Test de positionnement

Sur la plateforme nationale de la Chambre de Commerce et d’Industrie, il est possible de réaliser un test permettant de mettre en perspective les qualités intrinsèques d’un entrepreneur avec son caractère. La cartographie obtenue offre des pistes quant aux points d’amélioration possibles, notamment lors de formations futures.

3. Des conseillers à l’écoute

Outre les différents moyens de communication (courrier, mail, téléphone) pour évoquer ses interrogations, il est possible d’assister à des réunions collectives d’information ou de bénéficier d’entretiens individuels avec un conseiller de la CCI qui permettent de :

  • définir son projet de reprise d’entreprise ;
  • évaluer la viabilité de son projet ;
  • réaliser le business model de reprise ;
  • cerner les cibles les plus adaptées par métier, région, etc. ;
  • établir un plan d’action.

4. L’audit patrimonial

Parce qu’entreprendre n’engage pas que le porteur de projet, mais aussi sa famille, les CCI mettent à la disposition des futurs repreneurs un audit patrimonial rédigé par les Notaires de France. Ainsi, il est possible d’évaluer au mieux sa situation patrimoniale et de prendre les mesures adéquates avant de se lancer.

5. Des formations pour favoriser la réussite

Le réseau des CCI propose une variété d’offres de formation pour aider à la création et à la reprise d’entreprise, comme :

  • 5 jours pour entreprendre
  • L’école des managers
  • Devenez un acquéreur crédible en 3 jours !

6. Outil de recherche d’aides à la reprise

Il existe aujourd’hui en France plus de 3000 aides pour aider les entrepreneurs à concrétiser leur projet. Difficile dans ce contexte de s’y retrouver. C’est d’autant plus vrai qu’elles proposent toutes des conditions différentes, des typologies variées… La CCI a donc mis en place une plateforme permettant de trouver les aides qui correspondent à leurs attentes. Il suffit d’indiquer l’activité ou le SIRET de l’entreprise, le besoin et le type d’aide recherché.

Vous l’avez compris, les Chambres de Commerce et d’Industrie mettent à la disposition des entrepreneurs une offre pléthorique de services et d’outils pour les aider à transformer leurs idées en réussite entrepreneuriale. Proches des réalités terrain et ayant une connaissance fine des métiers, notamment pour les CCI locales et régionales, elles jouent pleinement leur rôle d’accélérateur pour les entreprises.